JANUS70 ECOUTE

On sentira d'emblée une impression de liberté sonore, une grande profondeur et une absence exceptionnelle d’agressivité.
On sera séduit par les détails de chaque instrument de musique et leur placement dans l’espace.
La montée en puissance ne change pas l’image globale.
Les attaques restent vives et non métalliques.
La douceur de restitution est inhabituelle, le système montant pourtant très haut en fréquence (20.000 Hz à -3 dB au sonomètre) .
Les habitués de HI-FI seront surpris par l’absence de scintillement, de flou ou de brutalité quelque soit le niveau.

Toutes ces qualités viennent de l'émission du son en "ligne source":
les molécules d'air sont mises en mouvement en même temps, sans décalage de phase, sur une surface importante.

sources musicales, mes CD

Les sources citées ici font partie de rares CD avec prise de son exemplaire.

- EXPLOSIVE DRUMS, (jazz) , ref: BLACK & BLUE 59.080 2 plages 7 et 11, percussions dynamites, précision des timbres.
- MOUSSORSKI tableaux d’une exposition (orgue) , ref: DORIAN DOR-90117 plage 1 et +, large bande, espace, dynamique.
- GRAPELLI - COLEMAN, (jazz) ,ref: ACCORD 301 552 plage 1, instruments et jeu des artistes.
- PURCELL Harmonia sacra, (voie et orgue), ref: ARCANIA A10 ou NRDS 2 plage 5, "a morning hymn", dynamique et timbre de la voie.
- VIA CRUCIS de LISZT, (voies et orgue), ref: PV 788112 plage 1, choeur et accompagnement très présents, fermez les yeux, ...
- LULLY - RAMEAU, scènes d’opéra, (orgue), ref: TEM 316009 PMDC TEMPERAMENTS plages 10 et +, cromornes et cornets, acoustique unique de l'église de Saint-Maximain-La-Sainte-Baume.
- DIE SINGPHONIKER (voies hommes), ref: CPO 999 091-2, plages 1 et +, présence, couleurs, nuances et timbres.
- OLDARA USKAL KANTUA (chants basques) voies d’hommes à capella plage 1, réalisme musical étonnant.
- CD TEST N°10 de la Revue du Son, plage 8 (flûte de pan et orgue), plage 10 (Rébécca Pidgeon, voie jazz), bluffants.
- César Frank Organ Works / Jean Guillou ref, Brillant Classics 92282 : enregistrement exemplaire, artiste exemplaire, restitution de tous les registres, de l'extrême grave à l'extrême aigu, clarté exemplaire,

Démonstrations

il existe un seul site de démonstration du JANUS70 :
- l'original, celui construit par le concepteur, dans les Hautes Alpes

Bien entendu, je reçois les internautes motivés, sur rendez-vous, chez moi, dans les Hautes Alpes.

Compte-rendu d'écoute :

Jacky LB écoute JANUS70 chez François DEMINIERE le 8 Dec 2010
A la recherche d'une paire de transducteurs HEILL ESS, je suis tombé par hasard sur un site parlant d'un transducteur a ruban large bande. Ce "hasard" est à l'origine de ma rencontre avec François DEMINIERE et avec ses JANUS70. Après un échange de mail, nous avons convenu d'une rencontre très rapidement. J'ai donc découvert ces transducteurs cet après midi. François m'a conduit à son atelier après m'avoir proposé un café.
Je découvre un local dédié à la technique et à l'électronique ressemblant davantage à un labo qu'à un auditorium, au fond duquel se trouve le système audio.
Avec Mr DEMINIERE, tout va vite, avec clarté et efficacité.
Présentation des Janus70 et petite programmation musicale de son cru pour la démonstration.
Je ne vais pas faire l'inventaire de ce que j'ai écouté, le plus intéressant est ce que j'ai entendu.
La musique, les musiciens, les instruments, les voix, tout est là, présent.
De la profondeur, une dynamique époustouflante, une grande douceur.
J'ai écouté quelques enregistrements personnels, ces transducteurs ne pardonnent pas la médiocrité, mais en revanche, sur un support à la hauteur, c'est sublime, subtilement contrasté, bref, un régal.
En quelques mots, c'est le pied.
Juste un mot également à propos de l'homme, aucune pression commerciale, de l'humilité et un sens critique. J'ai apprécié cette liberté et ce confort qui permet de faire un choix en toute sérénité, merci François.
J'ai donc décidé de construire une paire de JANUS70, en toute transparence.



Philippe R. . 16 janvier 2011
Les Janus 70 sont terminé(e)s?.
Le résultat est à la hauteur de mes espérances :son naturel, spectaculaire sur les voix humaines : pas d'agressivité .
Je reécoute mes disques (CD) :certains sont plats comme une crêpe ,d'autres sont réellement bien enregistrés.
Le mariage avec les 8 HP de basses est superbe ;
installé en mono amplification , je n'ai mis aucune atténuation sur les JANUS :
pour mes modestes oreilles cela me convient .
A bientôt pour d'autres précisions et commentaires .
Bien cordialement .



Christophe B. Février 2015.
Comme sans doute la plupart de leurs propriétaires, j’ai découvert les Janus grâce à Internet. Curieusement, j’avais vu le site de François Deminière il y a quelques années déjà et avais trouvé son approche autrement plus originale que celle de la plupart des fabricants de haut-parleurs, mais je n’étais pas allé plus loin à l’époque, étant totalement occupé par de nombreuses et, au final, infructueuses tentatives pour faire fonctionner selon mes désirs mes large-bandes Fertin modèle 7. Mais j’anticipe…
Pour comprendre pourquoi les Janus 70 sont probablement l’étape ultime de ma recherche, il peut être utile que je fasse un résumé de mon expérience en audio. Je passe rapidement sur les années 70 (platine tourne-disque Telefunken S500, ampli Dual CV120 et enceintes Siare Fugue 50) et 80 (platine Thorens TD104, ampli Revox B750 mkII et enceintes Kef CarltonII), pour en arriver à ce qui a été ce que je considère comme le vrai début.
              Vivant en région parisienne dans les années 90, j’ai eu la chance de rencontrer un certain nombre de personnes et de lieux du milieu audiophile qui m’ont, chacun à sa manière, apporté quelque chose dans le domaine de la reproduction sonore. A cette époque, je n’écoutais déjà quasiment plus que de la musique baroque, une musique très exigeante sur les critères des timbres, de la spatialisation, de la dynamique et de la définition. L’étape la plus importante a été ma rencontre avec Jean-Claude Alhinc (la Cave aux Tubes), qui m’a incité à (et permis de) passer (définitivement, je pense) au haut-rendement et aux amplis à lampes. J’ai longtemps utilisé les panneaux plans de la Cave aux Tubes faits d’un 21 cm Supravox 215 RTF64 et d’un tweeter JBL2405, renforcés d’un caisson de grave monophonique (une ligne acoustique à décompression laminaire utilisant un 28 cm Supravox). En amont se trouvaient une paire d’amplis monophonique simple étage, conçus par Jean-Claude Alhinc et utilisant une triode russe 6C41 et un lecteur CD TEAC VRDS25, le caisson de grave étant alimenté séparément par un filtre / ampli JBL d’une centaine de watts. Pas de pré-ampli, mais un simple potentiomètre Alps monté par un audiophile bricoleur dans une boite métallique avec entrées et sorties RCA, entre la sortie du convertisseur du TEAC et les amplis. L’ensemble avait une assez bonne définition / dynamique, mais les timbres du medium-aigu produit par les panneaux étaient perfectibles et le grave produit par le caisson manquait de fermeté.
              De retour dans le sud vers la fin des années 90, j’ai entendu, chez un ami audiophile, les haut-parleurs Fertin modèle 7 créés par Jean-Marie Samblat, dont j’ai acquis une paire (2009). Ces haut-parleurs, outre qu’ils utilisent un moteur à excitation, ont la particularité de voir leur suspension périphérique remplacée par trois tiges de carbone, ce qui leur confère des capacités d’accélération, donc une dynamique, très élevées. Je dois préciser qu’avant, pendant et après cette acquisition, d’autres évolutions ont eu lieu, comme i) le remplacement des ampli 6C41 par une paire d’amplis monophoniques simple étage à base de triode VT25 créés par un ami parisien (2004), ii) le remplacement du TEAC par un Mephisto I (Audiomeca) dont l’alimentation avait aussi été modifiée par le même ami (2004), iii) le remplacement du potentiomètre par un pré-ampli passif de chez Stevens & Billington à base de transformateurs TX102 (2011), iv) l’insertion, entre la sortie du drive CD et le pré-ampli, d’un Berhinger DEQ2496 (2009), modifié par ASi Teknologies (USA) (2013), permettant de dompter, en numérique, les accidents de la courbe de réponse du 21, puis de convertir le signal numérique en analogique, v) l’addition, sur les mêmes panneaux plans que ceux portant les 21, de 38 cm Fertin modèle 7 (2011), vi) enfin, l’addition de grands pavillons en plâtre, suivant un profil d’expansion de type Le Cléac’h pour charger par l’avant les 21 Fertin (2012). Je précise que, depuis que j’ai découvert les haut-parleurs large bande sur panneau plan, il m’est impossible d’écouter autre chose, tellement le son d’un haut-parleur me parait artificiel dès lors qu’on l’enferme dans une boite.
          Malgré la qualité exceptionnelle de conception et de réalisation de ces haut-parleurs Fertin modèle 7 (excellentes dynamique et définition), il restait toujours une certaine dureté sur les voix de sopranos, en particulier celle de Barbara Schlick dans la version de Ton Koopman des cantates de Bach, dont les capacités de filtrage du DEQ2496, même modifié, ne parvenaient pas à venir à bout. Je dois aussi préciser ici que je n’écoute qu’en near field et la plupart du temps à faible volume sonore. Ces conditions d’écoute sont en partie liées au fait que la pièce dans laquelle se trouve la chaine est un quasi-cube d’environ 3,5 m de côté. Les enceintes étant assez éloignées des murs, il en résulte que la position d’écoute est à un mètre des haut-parleurs. Ce n’est pas gênant car la musique baroque ne produit pas un volume sonore très élevé, même en concert. Autre contrainte inhérente à ce système, l’obligation d’utiliser une alimentation par haut-parleur, soit quatre en tout, ce qui rendait l’ensemble particulièrement encombrant.
           Un peu désespéré de venir un jour à bout de cette dureté qui faisait qu’au bout de dix minutes je ressentais une nette fatigue auditive et souhaitant aussi résoudre le problème de l’encombrement du système, je me suis remis en quête d’un autre concept de haut-parleur. C’est ainsi que je suis retourné sur le site de François Deminière et que j’ai lu tout ce qu’on pouvait trouver sur les Janus. Je dois avouer qu’avant même de les entendre, j’ai été d’emblée plus attiré par les 70 que par les 50 et mon écoute des deux a confirmé mon a priori. C’est donc  au cours de l’été 2013 que j’ai eu l’opportunité d’aller les écouter chez leur créateur, sur son aimable invitation.
          Je crois que c’est la première fois de ma vie que ce que j’avais lu de très positif sur les forums s’est avéré entièrement vrai ! Enfin Barbara Schlick était non seulement écoutable, mais émouvante ! Après une après-midi d’écoute (une des qualités de François Deminière est qu’il n’est pas avare de son temps…), je suis reparti avec la paire de Janus 70 que j’avais écoutée. Les haut-parleurs que je possède et dont je parle ont donc été réalisés par François Deminière et non par moi. De retour chez moi, l’implémentation des Janus 70 a suivi les étapes suivantes. i) J’ai fabriqué une paire de « ripole », un système de caisson de grave, inventé par Axel Ridtahler, qui utilise les mêmes haut-parleurs que ceux utilisés par François Deminière (des Eminence alpha 15A, une paire par voie), mais dans un montage beaucoup plus compact. ii) J’ai « bafflé » les Janus en ajoutant simplement des panneaux plans en medium de 10 mm comme on le voit sur la photo. Ce procédé, que je suis incapable de commenter d’un point de vue technique (je suppose que c’est un guide d’onde), m’a toujours donné de bons résultats avec les large-bandes Rice-Kellogg en panneau plan, ce qui s’est plus que confirmé avec les Janus 70. Ce résultat très positif du bafflage tient peut-être au fait que la forme rectiligne des panneaux qui le constituent est bien plus congruente à la forme de cylindres allongés des Janus 70, donc probablement à la forme des ondes émises par ces haut-parleurs, qu’à celle de haut-parleurs circulaires classiques. En plus, j’aime bien le résultat visuel de l’ensemble, mais ça n’engage que moi ! Je précise qu’il s’agit d’un prototype en medium brut, donc n’y cherchez pas la moindre tentative de finition.
On pourra se demander pourquoi j’ai décrit de façon disproportionnée mon expérience précédant l’acquisition des Janus 70, puisqu’au fond je suis censé ici ne décrire que ces derniers. Et bien il y a une raison très précise à cela : Les Janus 70, associés aux ripoles et au reste des éléments du système actuel, se révèlent, avec aujourd’hui un recul de plus d’un an d’utilisation, infiniment supérieurs à tout ce qui les a précédés pendant quarante ans, d’où, me semble-t-il, l’intérêt d’une description détaillée de leurs prédécesseurs. Je ne dis pas que ce sont les meilleurs haut-parleurs au monde - ce serait, de ma part, aussi ridicule qu’arrogant -, mais j’affirme que ce sont certainement, et de très loin, les meilleurs haut-parleurs, non seulement que j’aie possédés jusqu’à aujourd’hui, mais aussi que j’aie entendus chez d’autres, particuliers comme professionnels. Contrairement à ce qu’on peut souvent lire sur du matériel de haut niveau - dont les Janus font à l’évidence partie -, il m’a semblé que les Janus 70 étaient très tolérants vis-à-vis de la qualité des enregistrements. En clair, les mauvais enregistrements sont « davantage » écoutables que sur d’autres systèmes, mais surtout et dans la même logique, les bons enregistrements sont tout simplement magiques ! Un exemple parmi de nombreux autres que j’ai personnellement expérimentés chez moi : lorsque j’écoute l’opéra de Haendel « Semele » sur ma chaine actuelle, je retrouve l’immense émotion que j’avais ressentie à l’écoute en direct de ce même opéra dans l’interprétation de Christophe Rousset à laquelle j’avais assisté au Théâtre des Champs Élysées. Et cela vaut aussi pour Bach, Vivaldi, Telemann, etc. Aucun système, jamais, ne m’avait permis de vivre une telle expérience. Les Janus 70 sont bien plus que des transducteurs de son : ce sont des transducteurs de musique quasi-parfaits auxquels je n’ai, à ce jour, encore trouvé aucun défaut.
Je terminerai ce compte-rendu par une phrase extraite d’un mail que j’avais envoyé à François Deminière après les premiers essais des Janus 70 chez moi et que je confirme ici un an et demi après : « M Deminière, vous êtes un bienfaiteur de l’humanité audiophile » !
Bonne écoute à tous,
Christophe.